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... Vu par différents critiques d'art

Denise Martel
François Faucher, L'art de la déformation,
Journal de Québec, Québec, 25 novembre 1990, p.44
[...] François Faucher consacre en effet son art à la déformation, un concept qu'il a mis au monde tout à fait par hasard et qui, grosso modo, permet de découvrir les formes sous un jour nouveau en les brouillant légèrement. Comme sous l'effet d'une vibration [...] En fait, c'est un peu comme de regarder le reflet d'une image dans l'eau tout en l'agitant légèrement du bout des doigts. Sauf que, après avoir commencé par faire vibrer les images en périphérie dans ses tableaux, ou si vous préférez le décor d'arrière-plan, et s'être ensuite attaqué directement à ses personnages pour donner à leur visage des formes presque triangulaires [...], François Faucher commence maintenant à briser les formes pour les laisser retomber ici et là de façon à donner une nouvelle composition.

Patrick Loze
François Faucher: de la structure au "vibrationnisme",
Magazine Parcours, Montréal, no.7, été 1992, p.54
Au début de sa carrière d'artiste, il s'enferma trois ans, se coupant de presque tout jusqu'à la limite de la retraite fermée et il s'évertua à tenter de démasquer son style de toutes les tendances connues par le vibrationnisme, qui serait donc né en 1983. [...] Le résultat en sera un effet très fort de vibration issue du travail sur la forme et la couleur. [...] "Le vibrationnisme est avant tout l'expression du mouvement général à travers l'harmonie qu'il crée." [...] l'œuvre de François Faucher n'en est pas une de provocation. Son but personnel est de communiquer, de transmettre ses émotions.
Paul Gladu
François Faucher: Un temps fort de la peinture,
Magazin'Art, Montréal, automne 1993, p.70-72
A prime abord, ses natures mortes, ses personnages et ses paysages expriment le mouvement par le dessin et l'euphorie, par la couleur [...] on se trouve en face d'un monde palpitant, bizarre, asymétrique et fantasque [...] Cela est syncopé, bruyant, jazzé, discordant. Mais c'est aussi plein d'unité, de compacité, d'entrain. Les formes sont volontairement déformées.

Raymond Bernatchez
François Faucher, Des tableaux... much music,
La Presse, Montréal, 14 mai 1994, p.E7
Définir le vibrationnisme, donc sa manière, n'est pas chose aisée. Ces œuvres contiennent à la fois des éléments de figuration (ses sujets lui sont inspirés par les gens et les objets qui font partie de son cadre de vie) mais ils s'insèrent dans un contexte abstractif [...] les contours des personnages et des objets étant non seulement flous mais déformés comme pourrait l'être une image télévisuelle si les ondes étaient brouillées par un quelconque phénomène électromagnétique. L'image fixe semble vibrer effectivement et la superposition ainsi que la juxtaposition des couleurs y sont évidemment pour quelque chose. Faucher texture la surface à la spatule et applique ensuite ses couleurs par "plaques" en utilisant un pinceau.
Rosette Pipar
L'univers vibrant de François Faucher...,
Le Collectionneur, Montréal, no 34, mai 1996, p.32-36
Alors que le premier regard confirme une impression de mouvement hypnotisant généré par l'éclatement de la couleur, on reconnaît toutefois l'âme de l'architecte en filigrane. L'ensemble est construit par l'application de larges touches de couleur et rejoint davantage l'esprit des impressionnistes, laissant transparaître l'âme expressive du sujet, le poussant à s'évader et s'échapper de sa forme pure. Des contrastes étonnants, obtenus par une certaine gestuelle qui, au premier abord, peut sembler un peu brutale, rivalisent d'audace et imprègnent l'ensemble de la toile d'un souffle aérien, lui conférant une vie dont les palpitations dansent la démesure.